MONTRER LA COLONNE

    Augmentation de l'empreinte carbone

     

    L'utilisation généralisée des fibres synthétiques et spécifiquement du polyester a un énorme impact sur l'environnement. Le polyester émet jusqu'à trois fois plus de dioxyde de carbone que d'autres fibres telles que le coton. Il peut aussi prendre des centaines d'années pour s’auto-dégrader. C'est impact est d'autant plus grave que 50 % de nos vêtements sont faits à partir de ce matériau. En raison de l'augmentation de la consommation due à la Fast Fashion, il y a eu une augmentation de 157 % de la quantité de polyester utilisée dans les vêtements de l'an 2000 à ce jour. Un tel nombre devrait nous encourager à choisir des marques de mode durables qui produisent des vêtements à partir de fibres naturelles.

     

     

    Consommation d'eau et pollution

    Environ 2 milliards de jeans sont produits chaque année et un jean nécessite jusqu'à 7,000 litres d'eau pour être fabriqué. Il faut jusqu'à 2,700 litres d'eau pour faire une seule chemise. Plus de 1.5 millions de tonnes de produits chimiques dangereux, qui ont une incidence permanente sur l'environnement, sont utilisés dans la production de ces vêtements. Les produits chimiques tels que les colorants azoïques, les NPE et les substances per fluorés toxiques sont cancérigènes pour les animaux et les humains. Au total, jusqu'à 20 % de la pollution globale de l'eau est causée par l'industrie de l'habillement.

     

    Déchetteries, décharges, déchets

    Le taux de consommation et de rejet des vêtements contribue aux déchets de masse, non seulement dans nos propres décharges, mais aussi dans les pays en développement. Tout d'abord, 6 % des textiles produits chaque année sont des déchets de surface et finissent dans les décharges des pays en voie de développement, là où nos vêtements sont fabriqués. Alors que 80 % des vêtements jetés par les consommateurs dans les grandes villes pourraient être réutilisés, ceux-ci finissent généralement dans les décharges. Rien qu'aux Etats-Unis, les décharges de vêtements occupent plus de 125 millions de mètres cubes chaque année et le pire c'est que la plupart de ces vêtements sont fabriqués à partir de matériaux non biodégradables.

     

    Pratiques de travail déloyales

    Qui fabrique nos vêtements ? C'est une question de plus en plus posée par les personnes qui cherchent à adopter un mode de vie écologique. Pourtant, la frénésie de la Fast Fashion continue. Cela a entrainé les grandes entreprises et les détaillants à s'engager dans des pratiques de travail déloyales. Elles font tout pour maintenir les coûts de production bas et pour augmenter le taux de production, le rendement.

    Aujourd'hui, les femmes représentent plus de 80% des travailleurs du textile dans le monde, dont beaucoup travaillent de nombreuses heures supplémentaires pour un salaire très modeste.

    Le travail des enfants contribue également à alimenter la frénésie de la Fast Fashion avec les travailleurs âgés de moins de 18 ans constituant 60 % de ceux qui travaillent dans l'industrie de la mode. Un manque de réglementation expose des millions de travailleurs à des conditions de travail dangereuses voires mortelles.

     

    Dangers pour la santé

    Habituellement, les vêtements sont vaporisés de formaldéhyde pour prévenir la formation de moisissure et d'usure pendant le transport. Une exposition étendue à ce produit chimique, c'est-à-dire une surconsommation de vêtements, peut provoquer des réactions allergiques sévères. Les vêtements conçus à partir de matériaux synthétiques sont fabriqués à l'aide de produits chimiques toxiques. Les travailleurs du textile sont les plus exposés à ces produits chimiques et ils sont de plus en plus exposés à toutes sortes de problèmes de santé. Une exposition prolongée face à ces toxines peut causer de nombreuses infections et cancers.

    Les choix de vêtements que nous faisons ne nous affectent pas seulement personnellement. Ils ont également des implications mondiales sur l'environnement et les moyens de subsistance de millions de personnes dans les économies en développement. Si nous choisissons tous un mode de vie slow et durable en réduisant notre consommation, nous pouvons atténuer ces effets néfastes.

     

    2 commentaires

    • Léna le

      Super article !! D’où vient ce chiffre svp ? “les travailleurs âgés de moins de 18 ans constituant 60 % de ceux qui travaillent dans l’industrie de la mode”

    • Stéphanie le

      Hello, je poste ce commentaire parce qu’il y a un moyen de lutter contre cette fichue fast fashion tout en restant une vraie victime de la mode : louer des vêtements!
      j’ai longtemps recherché un moyen de m’habiller de manière stylée, tout en restant éco responsable et j’ai enfin trouvé mon bonheur il y a quelques semaines : Possible France. Le principe est simple : vous louez une box de vêtements et d’accessoires que vous pouvez changer plusieurs fois par mois. Du coup, vous avez des tenus à l’infini et vous ne contribuez pas à la fast fashion! En plus, le pressing et la livraison sont compris dans le prix. Je suis séduite!!!
      Je vous transmets le lien du site, essayez je ne regrette pas, il y a beaucoup de choix : https://possiblefrance.com
      Bonne découverte

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