MONTRER LA COLONNE

Dans cette interview exclusive, Caroline nous partage son parcours, les inspirations qui l’ont conduit au minimalisme et ses précieux conseils pour comprendre le style qui nous correspond, et ainsi réduire notre consommation de vêtements, en évitant les pièces qui ne nous conviennent pas.

 

Qui êtes-vous ? Votre parcours, vos passions.

Je suis une amoureuse de la nature, je me passionne pour la psychologie, les médecines parallèles, et les différentes façons de vivre (autosuffisance, écovillages, tiny house, etc).

Votre mentra au quotidien ?

Tout est possible.

Votre journée type ?

Chaque journée est très différente car j’ai de nombreuses activités : j’écris, je reçois des clients chez moi ou au téléphone, je vais rendre des visites à l’hôpital comme bénévole, je participe à des lectures, je donne des cours de méditation, des conférences sur la chance, l’ikigaï ou le minimalisme.

Quelles sont vos inspirations au quotidien ? 

J’admire beaucoup les gens qui vont au bout de la démarche écologique : mode de vie alternatif, permaculture, etc. Je regarde aussi énormément de conférences sur le fonctionnement du cerveau, sur la psychologie, sur l’inconscient, sur les méandres de nos mondes intérieurs.

Quel a été l’élément déclencheur de votre prise de conscience écologique ? Et qu’est-ce qui vous a poussé vers le minimalisme ?

La première fois que j’ai été minimaliste c’était un peu forcée car j’ai déménagé à l’étranger et j’avais le droit à une valise de 23kg mais j’ai vite réaccumulé. Puis j’ai encore été confrontée à ce type de limite quand j’ai voyagé en Inde en moto pendant plusieurs mois : moins de vêtements, moins de problèmes, je ne me suis jamais sentie aussi légère.

Quels sont, selon vous, les avantages du mode de vie minimaliste ? Qu’est-ce que ce mode de vie vous a apporté ?

Un gain de temps, d’énergie, de place dans ma tête comme dans mon appartement dont je ne pourrais plus me passer.

Qu’est-ce qui a été le plus « difficile », ou le plus dur à mettre en place dans votre démarche minimaliste ?

Diminuer les chaussures, j’ai un souci avec ça car je suis extrêmement difficile et j’aime avoir une paire vraiment adaptée à chaque situation : pluie ou pas, travail ou casual, sport, soirée, etc.

Si vous ne deviez choisir que trois pièces dans votre dressing, lesquelles seraient-elles et pourquoi ?

Mon pull en mérinos parce qu’il est chaud, résistant et hyper confortable, mon jean taille haute parce qu’il va avec tout et je me sens bien dedans et mon gros gilet rose parce qu’il est ultra douillet.

Pour une passionnée de mode comme vous, n’est-ce pas difficile de passer au minimalisme ?

Je ne suis pas passionnée de mode, j’aime l’harmonie et les belles pièces, j’ai compris grâce à Dominique Loreau qu’avoir peu ne voulait pas dire avoir moche, au contraire, avoir peu c’est avoir uniquement du très beau, très adapté. 

Vous avez fait le choix de consommer moins et surtout de consommer mieux. Quels sont les styles qui vous inspirent le plus ?

J’aime les looks un peu bohèmes dans l’idée mais dans la vraie vie je suis souvent avec des vêtements très basiques.

 

 

 

Comment vous est venu l’idée du livre Ma garde-robe capsule ?

J’ai ouvert un groupe sur facebook pour que l’on s’entraide à trier puis je me suis rendu compte que j’avais tout un tas de connaissances et d’idées qui pouvaient servir à d’autres. J’en ai parlé avec Violette Sauvage qui participait aussi beaucoup au groupe et nous avons décidé de créer notre méthode.

Parlez-nous des 5 étapes de votre démarche ?

Ce sont les étapes que j’ai remarqué que tout le monde passait sur le groupe, comme s’il y avait des genres de paliers inévitables.

Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui veut démarrer demain une garde-robe capsule ?

De bien se connaître, et surtout de bien prendre son temps on veut au début de la démarche commencer par trier, ce n’est pas une bonne idée, il vaut mieux chercher à bien comprendre non seulement ce que l’on aime mais aussi et surtout ce dont on a besoin.

Dans votre livre, vous nous parlez de « recette de style », pouvez-vous nous expliquer quel est ce concept ?

Alchimie de style, ce sont les différents éléments que l’on note sur ses envies et ses besoins qui donnent une petite liste de 6 mots environ qui définissent un style.

Comment vous est venue l'idée de la recette de style ?

En remarquant que souvent les personnes avaient besoin de définir leur style et se sentaient obligées de choisir un style “officiel” comme rock ou bohème, alors qu’un style personnel c’est beaucoup plus subtil, c’est un mélange d’influences de besoins.

Quels sont les points clés à déterminer pour la définir ? 

Les gouts, couleurs et styles que j’aime, ne sont pas la base contrairement à ce que l’on pourrait penser. Le plus important est : qu’est-ce que j’aime porter ? Dans quoi je me sens bien ? Quelles matières, couleurs, coupes me font me sentir à l’aise, vraiment moi (et pas une tentative d’être quelqu’un d’autre)

Concrètement qu’est-ce que ça nous apporte de créer notre « Recette de style » ?

L’alchimie de style est un point de repère qui nous évite de nous tromper en achetant et qui permet de faire un tri pertinent.

Vous dites dans votre livre n’achetez en neuf que si l’article atteint « la perfection ». Quels sont les critères requis selon vous pour qu’un vêtement atteigne cette perfection ?

Mes critères personnels ? Ils sont différents en fonction de chaque type de pièce (vêtement, manteau, chaussures, sacs). Les incontournables : le confort absolu, qui pour moi veut dire tissus extensible et doux (jersey en tout genre), poids plume pour les accessoires, poids relativement léger pour le reste, une couleur de ma palette (déclinaisons de bois de rose moyen à foncé, de vert bouteille plus ou moins chaud, et mes neutres le gris anthracite et le camel).

Vous parlez dans Ma garde-robe capsule de « Moi fantôme », pouvez-vous nous expliquer ce qu’est ce concept ? Et pourquoi c’est important d’apprendre à mieux connaître son style personnel pour apprendre à consommer la mode plus durablement ?

Le moi fantôme c’est cette personne pour qui on achète des vêtements qu’on ne porte jamais : des robes de soirée alors qu’on ne sort pas ou qu’on n’assume pas, des mini jupes alors qu’on est à l’aise qu’en jean, du rouge alors qu’on aime passer inaperçue, de la taille 36 alors qu’on fait un bon 40 et qu’on n’est même pas au régime.... 

Comment avez-vous défini cette méthode ? 

A partir de mon expérience pro et perso (blog de mode, expérience de styliste modéliste), de l’expérience personnelle et professionnelle de Violette Sauvage (vide dressings, vintage, diy) et de ce que nous avons pu observer pendant deux ans sur le groupe facebook.

Merci Caroline, le mot de la fin ?

Merci à vous, pour celles qui sont perdues dans leur tri de garde-robe je propose aussi des coachings personnels pour définir l’alchimie de style, à distance ou en face à face.

1 commentaire

  • Sophie le

    Super cette interview, belle découverte, merci !!

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